31 octobre 2006
Gros toutou
Il ne monte pas vraiment la garde. Il est juste là, il observe, il écoute, il renifle. Il récolte des gratouilles où il en trouve. A la fin de la journée, il rentre chez lui, à deux pas.
C'est le chien de la plage.
La plage du chien.
Si vous passez par la Mulranny, dîtes-lui bonjour de ma part.
Si le sable pouvait parler...
Une trace de patte.
Chien promeneur.
D'autres traces de pattes.
Mouette marcheuse.
Et un trou.
Bec affamé. Ver de vase attrapé.
Chien-chien à la mé-mer
Un chien heureux à en manger du sable.
Strates
Le chien passe, le temps s'arrête
Liberté en sabots
Tee time
Irlande, paradis des golfeurs...
Cliché

Cette irlande-là existe toujours... Je l'ai vue. Mulranny, County Mayo.
21 octobre 2006
Kilmainham Jail
Les amateurs de Michel Foucault se régalent. Voici une illustration du fameux panoptique auquel l'auteur fait référence dans Surveiller et punir. Une structure circulaire permet au gardien de voir l'ensemble des cellules en un seul coup d'oeil. La discipline repose sur un principe : les détenus ont en permanence l'impression d'être observés.
De nombreuses figures de l'Insurrection de Pâques (1916) ont été incarcérés dans cette prison. Pour ne citer qu'eux : Patrick Pearse, James Connolly, Eamon de Valera. Des anonymes y ont aussi purgé des peines exagérément lourdes, pour des motifs tout à fait discutables. Aux pires heures de la Grande Famine, certains ont eu pour dernier recours de se mettre à manger de l'herbe. Les malchanceux qui se faisaient surprendre par les autorités risquaient l'emprisonnement : le sol et tout ce qui y poussait était considéré comme propriété de l'Etat.
La prison est aujourd'hui inoccupée. Elle sert parfois de lieu de tournage et, plus surprenant, une partie du bâtiment peut être utilisée pour des receptions et des conférences.
Disparus
Il y a quelques mois, Rose etc ( Un train peut en cacher un autre) postait un commentaire, me demandant si j'avais une explication à la prolifération de statues de lièvres dans la capitale Irlandaise. Le Petit Journal fournissait un début de piste.
Mais, fichtre, POURQUOI des lièvres? Je viens de trouver la réponse sur le site de la Hugh Lane Gallery. Selon le sculpteur, Barry Flanagan (adepte de Jarry et de la pataphysique, CQFD), ces bestioles qui font de la boxe, jouent aux équilibristes ou à imiter le penseur de Rodin symbolisent la liberté de chacun.
Aujourd'hui, les lièvres sont déjà loin. L'exposition temporaire est arrivée à son terme. Le temps d'un été, ces drôles de statues auront su intriguer, faire sourire... et faire parler les curieux.











